ACTUALITE

11.03.08 - ced_ - 8 coms

Sonic Riders ZG : Peut mieux faire !

Cela faisait longtemps que je ne vous avez pas proposer un petit test. Malheureusement, c'est Sonic Riders qui y a droit. C'est à lire plus bas.
Sinon, concernant le site, une annonce historique sera faite d'ici la fin de la semaine. Mais je ne peux vous en dire plus...

so_includes/thumbnails.php?src=../so_images/news/652/SO_0000002287.png&width=480

Deux ans après Sonic Riders, voici qu’arrive sa suite, Sonic Riders Zero Gravity. Le premier épisode était un jeu modeste malgré ses nombreux défauts dont les plus marquants étaient une difficulté mal réglée et une maniabilité plus proche de la savonnette que de la planche à pain futuriste. Alors que vaut ce nouvel épisode ? Sega a-t-il pu profiter de ces 2 ans pour redresser la barre et nous proposer un vrai bon jeu ? Pas sûr…

==MORE==

Scénario
Par habitude je n’aime pas beaucoup parler du scénario. Il est tellement mieux de le découvrir en jouant. Je peux seulement vous dire que les piafs tecktonic sont de retour (les Babylon Rogue), que le jeu se déroule toujours dans une ville futuriste dénuée de personnalité et qu’il est toujours question des jardins de Babylone. Le Dr. Eggman est bien sur de la partie, il ne pouvait en être autrement.
Concernant la qualité du scénario, il est tout aussi passionnant que celui du premier épisode. Il y a des fans, mais moi je préfère regarder Plus Belle La Vie sur France 3 ! Là au moins il y a des gens dans le coma, des anciens tolars ou des jeunes qui subissent des interros surprises.
Concernant la façon dont celui-ci est raconté dans le jeu, c’est pareil que dans le premier. Il y a toujours de jolies cinématiques en images de synthèse en intro et en fin de jeu, mais aussi les horribles cinématiques 3D temps-réel entre les niveaux. Ces dernières sont moches, manquent de rythme et sont mal cadrées. Les fans du premier seront en terrain connu, les autres se demanderont ce qu’à pu faire Sega pendant ces deux dernières années. Pour l’instant, il y a donc peu de changements depuis le premier épisode. Pour les nouveautés il faudra regarder du coté du gameplay !

Gameplay
Apparemment, Sega est aware ! Ils ont lu les tests des magazines, et ont compris que le premier jeu était par moment trop difficile et peu permissif car demandant trop souvent de faire le parcours parfait pour espérer gagner.
Du coup, le jeu est bien plus simple, grâce à des concurrents plus lents (cela semble être la seuls solution qu’ils aient trouvés). Ils auraient aussi pu rendre le jeu plus facile en proposant un gameplay mieux peaufiné, mais ce n’est pas le cas. La maniabilité ne semble pas avoir changer. L’inertie des véhicules est encore trop importante pour avoir l’impression de maîtriser ses trajectoires. Il faut donc tout anticiper, et à la vitesse où va le jeu, cela demande un temps d’adaptation énorme. Un système à la WipeOut, avec une touche permettant de faire des virages plus serrés aurait ainsi pu aider à augmenter la réactivité du véhicule. Mais il n’en est rien. C’est bien dommage car il s’agit là du « core gameplay », et malgré tous les mécanismes de jeux que Sega a pu ajouter, le jeu traîne cette maniabilité exécrable de manière irréversible.
On en vient donc aux mécanismes du jeu : exit le système de « vents », maintenant on joue avec la gravitée. Mais ne vous emballez pas, c’est resté à l’état d’idée fumeuse ou de FBI (Fausse Bonne Idée comme dirait Yelle), car on a ici jamais l’impression de jouer avec la gravitée. Elle permet seulement de faire des virages à 90 degrés en faisant un petit tour sur soi-même en l’air (de toute façon l’angle de braquage des véhicule est si faible qu’il est impossible de faire autrement), et de donner lieu à des séquences de boost où le héros vole au dessus de la piste. En dehors de cela, c’est un peu le néant.
Exit aussi le système complexe des points d’expérience à gagner, cette fois-ci c’est beaucoup plus simple. Il faut simplement ramasser un max d’anneaux pour accéder pendant la course à des améliorations successives pour son véhicule. Vous pourrez ainsi aller plus vite, prendre les barres de grind (qui font office de racourcis), où transformer la planche de surf en petit véhicule plus rapide et plus maniable.
D’ailleurs, le revers de la médaille de ce système, c’est que les débuts de course (le premier tour, voir plus) sont bien moins fun que la fin. Au début on se bat avec une planche pas maniable, qui a du mal à prendre les virages, et avec très peu de possibilité de prendre des raccourcis. La fin de course est plus intéressante, mais c’est presque trop tard dirais-je. C’est quand même bizarre de concevoir un jeu en se disant que le joueur va galérer la moitié de chaque course. L’autre effect pervers du système, c’est que le premier tour est déterminant : Si vous arrivez à récupérer un max d’anneaux dans le 1er tour vous pourrez accéder aux amélioration plus vite et avoir plus de chance de gagner. Sans cela ce sera plus dur, avec comme seule solution, soit de vous surpasser, soit de recommencer la course.
Sinon, en terme de sensations, on n’est pas loin de la débandade. La vitesse de base, et même des véhicules améliorés est trop lente pour décoiffer quoi que ce soit. Il y a bien quelques passages sur les circuits qui permettent des enchaînements sympas (séquence de boost puis séquence d’accélérateurs), mais cela ne sauve pas le manque de sensations de vitesse du titre.

Puisqu’on parle des circuits, faisons le point. La première déception vient des thèmes choisis puisque la plupart étaient déjà présent dans le premier (la ville, la foret, l’usine). La deuxième déception vient de la direction artistique bien trop fade (aucune originalité dans le traitement des thèmes, pas d’effort fait sur l’éclairage des niveaux), et ne prenant aucunement compte des impératifs gameplay : Les circuits sont illisibles, on a du mal à repérer la piste des bords de pistes. Du coup, il faut au moins faire une course (3 tours) sur un circuit pour comprendre son tracé. Le jeu commence réellement lors de la deuxième course. C’est malheureusement ce qui arrive quand les Level Designer ne parlent pas aux graphistes…
Au niveau des points positifs, il y a quelques circuits qui ressortent du lot, principalement grâce à un shader de rendu d’eau vraiment réussi. Ainsi le circuit dans la ville, sous la pluie, est une expérience à ne pas rater. Tout comme le circuit de la rivière. Mais cela ne concerne même pas la moitié des circuits.
Autre point positif, le jeu contient un tutorial qui permet de comprendre toutes les subtilités du gameplay. Autant dire, qu’avec le gameplay légèrement tordu que propose le jeu, il s’avère indispensable d’y faire un tour avant de se lancer dans l’aventure.

Modes de jeu
Au niveau des modes de jeu, on fait dans le classique, avec le fameux mode Story et ses deux scénario (celui de Sonic et ses amis, et celui des Babylon Rogue), un mode championnat, un mode missions et un magasin pour acheter des planches et autres trucs inutiles. Plus original, mais exclusif à la Wii, vous pourrez voir votre classement mondial et télécharger des ghosts d’autres joueurs.

Technique
Au niveau technique, le jeu s’en sort plutôt bien malgré un aliasing marqué. On est loin des plus beaux jeux PS2 ou Wii, mais il fait mieux que la moyenne. Si vous avez à choisir entre la version Wii et la version PS2, choisissez la version Wii : elle propose le 16/9, des cinématiques bien mieux compressées et les voix japonaises. A part cela, le rendu graphique est le même ! Cependant, si vous avez une télé HD, le jeu rendra mieux sur Wii en YUV que sur PS2.

Conclusion
En conclusion, on retiendra que la difficulté du titre a été grandement revu à la baisse, les mécanismes de jeu simplifiés, ce qui en fait au final une expérience de jeu plus agréable que le premier. Cependant, il ne peut qu’être déçu. On a plus affaire là à un relookage de luxe du premier épisode, qu’à un réel nouvel épisode. Il y a trop peu de nouveautés pour justifier les deux ans d’écart entre les deux versions. Surtout que le c½ur du gameplay, constitué ici de la conduite, est très loin d’être satisfaisant, et ce n’est pas en ajoutant un maximum de choses autour (c’est la technique dite de la « poudre aux yeux ») qu’on améliore le plaisir de jeu. Les joueurs ne sont pas dupent, Mr Sega !

Avec un peu de chance on aura droit à un troisième épisode, puis un quatrième, et au bout de dix ils arriveront peut-être à faire aussi bien que des F-Zero ou autres WipeOut.

Ma note : 5/10